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5 de janeiro de 2018

ABRINDO A TAMPA DE 2018!!!


Vampirella - Ed Lloyd

Aqui
Os ossos dizem
Sempre os nomes
Dentro das Cinzas
Dentro das Chamas
Dentro das Luzes
Dentro das Trevas

Aqui
As pegadas indicam
Caminhantes que
Vão e vem
Dos Abismos
Dos Penhascos
Das Montanhas
Dos Altos
Dos Baixos

Aqui
A Marca de Kain
Se une à
Marca de Habel
Lilith comunga
Com Santa Isabel
Caveiras trabalham
Ao lado de
Anjos Noturnos

Aqui
A Deusa Morte
Toma o Vinho
De Todos Sangue
Derramado
Ao lado da
Deusa Vida

Aqui
O Um
Também É
Dois
E Três

Aqui
Lúcifer
Também É
Anjo
E Demônio

Aqui
Omulu
E Shiva
Dançam Com
Iansã
E Kali

Aqui
É O Grande
Cemitério
Do Grande
Cemitério

Aqui
 Um Dos Muitos
Portais Entre
Os Iluminado
E Os Perdidos
Todos Os Ossos
São Sagrados

Aqui
Onde Reinam
Os Mortos

Aqui
Onde Reinam
Os Vivos

Aqui
Onde Os Imortais
Dançam

Aqui
Onde Os Mortais
Rastejam

Aqui
Onde Tudo
Está Morto

Aqui
Onde Tudo
Está Vivo

Aqui
Onde
Morrer é um
Dever

Aqui
Onde
Viver é uma
Obrigação

Inominável Ser
MORTO
VIVO




20 de dezembro de 2009

Os Faróis - Charles Baudelaire

Rubens, fleuve d'oubli, jardin de la paresse,
Oreiller de chair fraîche où l'on ne peut aimer,
Mais où la vie afflue et s'agite sans cesse,
Comme l'air dans le ciel et la mer dans la mer;

Léonard de Vinci, miroir profond et sombre,
Où des anges charmants, avec un doux souris
Tout chargé de mystère, apparaissent à l'ombre
Des glaciers et des pins qui ferment leur pays;

Rembrandt, triste hôpital tout rempli de murmures,
Et d'un grand crucifix décoré seulement,
Où la prière en pleurs s'exhale des ordures,
Et d'un rayon d'hiver traversé brusquement;

Michel-Ange, lieu vague où l'on voit des Hercules
Se mêler à des Christs, et se lever tout droits
Des fantômes puissants qui dans les crépuscules
Déchirent leur suaire en étirant leurs doigts;

Colères de boxeur, impudences de faune,
Toi qui sus ramasser la beauté des goujats,
Grand coeur gonflé d'orgueil, homme débile et jaune,
Puget, mélancolique empereur des forçats;

Watteau, ce carnaval où bien des coeurs illustres,
Comme des papillons, errent en flamboyant,
Décors frais et légers éclairés par des lustres
Qui versent la folie à ce bal tournoyant;

Goya, cauchemar plein de choses inconnues,
De foetus qu'on fait cuire au milieu des sabbats,
De vieilles au miroir et d'enfants toutes nues,
Pour tenter les démons ajustant bien leurs bas;

Delacroix, lac de sang hanté des mauvais anges,
Ombragé par un bois de sapins toujours vert,
Où, sous un ciel chagrin, des fanfares étranges
Passent, comme un soupir étouffé de Weber;

Ces malédictions, ces blasphèmes, ces plaintes,
Ces extases, ces cris, ces pleurs, ces Te Deum,
Sont un écho redit par mille labyrinthes;
C'est pour les coeurs mortels un divin opium!

C'est un cri répété par mille sentinelles,
Un ordre renvoyé par mille porte-voix;
C'est un phare allumé sur mille citadelles,
Un appel de chasseurs perdus dans les grands bois!

Car c'est vraiment, Seigneur, le meilleur témoignage
Que nous puissions donner de notre dignité
Que cet ardent sanglot qui roule d'âge en âge
Et vient mourir au bord de votre éternité!




Rubens, rio do olvido, jardim da preguiça,
Divã de carne tenra onde amar é proibido,
Mas onde a vida flui e eternamente viça,
Como o ar no céu e o mar dentro do mar contido;

Da Vinci, espelho tão sombrio quão profundo,
Onde anjos cândidos, sorrindo com carinho
Submersos em mistério, irradiam-se ao fundo
Dos gelos e pinhais que lhes selam o ninho;

Rembrandt, triste hospital repleto de lamentos,
Por um só crucifixo imenso decorado,
Onde a oração é um pranto em meio aos excrementos,
E por um sol de inverno súbito cruzado;

Miguel Ângelo, espaço ambíguo em que vagueiam
Cristo e Hércules, e onde se erguem dos ossários
Fantasmas colossais que à tíbia luz se arqueiam
E cujos dedos hirtos rasgam seus sudários;

Impudências de fauno, iras de boxeador,
Tu que de graça aureolaste os desgraçados,
Coração orgulhoso, homem fraco e sem cor,
Puget, imperador soturno dos forçados;

Watteau, um carnaval de corações ilustres,
Quais borboletas a pulsar por entre os lírios,
Cenários leves inflamados pelos lustres
Que à insânia incitam este baile de delírios;

Goya, lúgubre sonho de obscuras vertigens,
De fetos cuja carne cresta os sabás,
De velhas ao espelho e seminuas virgens,
Que a meia ajustam e seduzem Satanás;

Delacroix, lago onde anjos maus banham-se em sangue,
Na orla de um bosque cujas cores não se apagam
E onde entranhas fanfarras, sob um céu exangue,
Como um sopro de Weber entre os ramos vagam;

Essas blasfêmias e lamentos indistintos,
Esses Te Deum, essas desgraças, esses ais
São como um eco a percorrerem mil labirintos,
E um ópio sacrossanto aos corações mortais!

É um grito expresso por milhões de sentinelas,
Uma ordem dada por milhões de porta-vozes;
É um farol a clarear milhões de cidadelas,
Um caçador a uivar entre animais ferozes!

Sem dúvida, Senhor, jamais o homem vos dera
Testemunho melhor de sua dignidade
Do que esse atroz soluço que erra de era em era
E vem morrer aos pés de vossa eternidade!





Pieter Paul Rubens




Leonardo da Vinci




Rembrandt Harmenszoon van Rijn




Michelangelo




Pierre Puget




Jean-Antoine Watteau




Francisco José de Goya Y Lucientes




Eugène Delacroix



Criadores na Deusa Arte, Rubens, Da Vinci, Rembrandt, Michelangelo, Puget, Watteau, Goya, Delacroix... Basdelaire, instigado, intrigado e inebriado pela essencialidade eternizante das mensagens contidas nos quadros de ditos artistas, decifra-lhes os sentidos que lhe chegam aos poéticos incomuns olhos. Há nos versos a possante explicação do mais interiorizante poder proporcionado pelas visões dos quadros, um elemento de sepulcrais odores de sensoriais belezas... Humanas belezas... Humanas belezas... Humanas belezas... As Humanas Belezas! Muito próximas do Pai, da Unidade, A Eternidade Mãe Da Cósmica Beleza! Baudelaire Sabia que A Arte manifesta A Cósmica Beleza em toda Sua Mais Alta Verdade. A Arte... O Kosmos... Artístico Kosmos... Arte Cósmica... Beleza... Beleza... Beleza... Artísticos Astros... Artísticas Estrelas... Artísticos Mundos... Artísticos Sóis... Artísticas Luas... Quanta Beleza não se apresenta na Arte ditando a segurança do Cósmico Coração Da Vida? Quanto do Kosmos não se expressa através da Arte sendo A Cósdmica Forma Da Grande Vida? Quanto vai de Visa ao alcance Daquele Grande Artista? Aquele Grande Artista Cujos Pés Galgam As Escadarias Da Eternidade?

13 de dezembro de 2009

Bénédiction - Charles Baudelaire



Retrato De Baudelaire - 1848 - Gustave Courbet





Lorsque, par un décret des puissances suprêmes,
Le Poète apparaît en ce monde ennuyé,
Sa mère épouvantée et pleine de blasphèmes
Crispe ses poings vers Dieu, qui la prend en pitié:

— «Ah! que n'ai-je mis bas tout un noeud de vipères,
Plutôt que de nourrir cette dérision!
Maudite soit la nuit aux plaisirs éphémères
Où mon ventre a conçu mon expiation!

Puisque tu m'as choisie entre toutes les femmes
Pour être le dégoût de mon triste mari,
Et que je ne puis pas rejeter dans les flammes,
Comme un billet d'amour, ce monstre rabougri,

Je ferai rejaillir ta haine qui m'accable
Sur l'instrument maudit de tes méchancetés,
Et je tordrai si bien cet arbre misérable,
Qu'il ne pourra pousser ses boutons empestés!»

Elle ravale ainsi l'écume de sa haine,
Et, ne comprenant pas les desseins éternels,
Elle-même prépare au fond de la Géhenne
Les bûchers consacrés aux crimes maternels.

Pourtant, sous la tutelle invisible d'un Ange,
L'Enfant déshérité s'enivre de soleil
Et dans tout ce qu'il boit et dans tout ce qu'il mange
Retrouve l'ambroisie et le nectar vermeil.

II joue avec le vent, cause avec le nuage,
Et s'enivre en chantant du chemin de la croix;
Et l'Esprit qui le suit dans son pèlerinage
Pleure de le voir gai comme un oiseau des bois.

Tous ceux qu'il veut aimer l'observent avec crainte,
Ou bien, s'enhardissant de sa tranquillité,
Cherchent à qui saura lui tirer une plainte,
Et font sur lui l'essai de leur férocité.

Dans le pain et le vin destinés à sa bouche
Ils mêlent de la cendre avec d'impurs crachats;
Avec hypocrisie ils jettent ce qu'il touche,
Et s'accusent d'avoir mis leurs pieds dans ses pas.

Sa femme va criant sur les places publiques:
«Puisqu'il me trouve assez belle pour m'adorer,
Je ferai le métier des idoles antiques,
Et comme elles je veux me faire redorer;

Et je me soûlerai de nard, d'encens, de myrrhe,
De génuflexions, de viandes et de vins,
Pour savoir si je puis dans un coeur qui m'admire
Usurper en riant les hommages divins!

Et, quand je m'ennuierai de ces farces impies,
Je poserai sur lui ma frêle et forte main;
Et mes ongles, pareils aux ongles des harpies,
Sauront jusqu'à son coeur se frayer un chemin.

Comme un tout jeune oiseau qui tremble et qui palpite,
J'arracherai ce coeur tout rouge de son sein,
Et, pour rassasier ma bête favorite
Je le lui jetterai par terre avec dédain!»

Vers le Ciel, où son oeil voit un trône splendide,
Le Poète serein lève ses bras pieux
Et les vastes éclairs de son esprit lucide
Lui dérobent l'aspect des peuples furieux:

— «Soyez béni, mon Dieu, qui donnez la souffrance
Comme un divin remède à nos impuretés
Et comme la meilleure et la plus pure essence
Qui prépare les forts aux saintes voluptés!

Je sais que vous gardez une place au Poète
Dans les rangs bienheureux des saintes Légions,
Et que vous l'invitez à l'éternelle fête
Des Trônes, des Vertus, des Dominations.

Je sais que la douleur est la noblesse unique
Où ne mordront jamais la terre et les enfers,
Et qu'il faut pour tresser ma couronne mystique
Imposer tous les temps et tous les univers.

Mais les bijoux perdus de l'antique Palmyre,
Les métaux inconnus, les perles de la mer,
Par votre main montés, ne pourraient pas suffire
A ce beau diadème éblouissant et clair;

Car il ne sera fait que de pure lumière,
Puisée au foyer saint des rayons primitifs,
Et dont les yeux mortels, dans leur splendeur entière,
Ne sont que des miroirs obscurcis et plaintifs!»



Quando, por uma lei das supremas potências,
O Poeta se apresenta à platéia entediada,
Sua mãe, estarrecida e prenhe de insolências,
Pragueja contra Deus, que dela então se apieda:

"Ah! Tivesse eu gerado um ninho de serpentes,
Em vez de amamentar esse aleijão sem graça!
Maldita a noite dos prazeres mais ardentes
Em que meu ventre concebeu minha desgraça!

Pois que entre todas neste mundo fui eleita
Para ser o desgosto de meu triste esposo,
E ao fogo arremessar não posso, qual se deita
Uma carta de amor, esse monstro asqueroso,

Eu farei recair teu ódio que me afronta
Sobre o instrumento vil de tuas maldições,
E este mau ramo hei de torcer de ponta a ponta,
Para que aí não vingue um só de teus botões!"

Ela rumina assim todo o ódio que a envenena,
E, por nada entender dos desígnios eternos,
Ela própria prepara ao fundo da Geena
A pira consagrada aos delitos maternos.

Sob a auréola, porém, de um anjo vigilante,
Inebria-se ao sol o infante deserdado,
E em tudo o que ele come ou bebe a cada instante
Há um gosto de ambrósia e néctar encarnado.

Às nuvens ele fala, aos ventos desafia
E a via-sacra entre canções percorre em festa;
O Espírito que o segue em sua romaria
Chora ao vê-lo feliz como ave da floresta.

Os que ele quer amar o observam com receio,
Ou então, por desprezo à sua estranha paz,
Buscam quem saiba acometê-lo em pleno seio,
E empenham-se em sangrar a fera que ele traz.

Ao pão e ao vinho que lhe servem de repasto
Eis que misturam cinza e pútridos bagaços;
Hipócritas, dizem-lhe o tato ser nefasto,
E se arrependem por haver cruzado os passos.

Sua mulher nas praças perambula aos gritos:
"Pois se tão bela sou que ele deseja amar-me,
farei tal qual os ídolos dos velhos ritos,
e assim, como eles, quero inteira redourar-me;

E aqui, de joelhos, me embebedarei de incenso,
De nardo e mirra, de iguarias e licores,
Para saber se desse amante tão intenso
Posso usurpar sorrindo os cândidos louvores.

E ao fatigar-me dessas ímpias fantasias,
Sobre ele pousarei a tíbia e férrea mão;
E minhas unhas, como as garras das Harpias,
Hão de abrir um caminho até seu coração.

Como ave tenra que estremece e que palpita,
Ao seio hei de arrancar-lhe o rubro coração,
E, dando rédea à minha besta favorita,
Por terra o deitarei sem dó nem compaixão!"

Ao céu, de onde ele vê de um trono a incandescência,
O Poeta ergue sereno as suas mãos piedosas,
E o fulgurante brilho de sua vidência
Ofusca-lhe o perfil das multidões furiosas:

"Bendito vós, Senhor, que dais o sofrimento,
esse óleo puro que nos purga as imundícias
como o melhor, o mais divino sacramento
e que prepara os fortes às santas delícias!

Eu sei que reservais um lugar para o Poeta
Nas radiantes fileiras das santas Legiões,
E que o convidareis à comunhão secreta
Dos Tronos, das Virtudes, das Dominações.

Bem sei que a dor é nossa dádiva suprema,
Aos pés da qual o inferno e a terra estão dispersos,
E que, para talhar-me um místico diadema,
Forçoso é lhes impor os tempos e universos.

Mas nem as jóias que em Palmira reluziam,
As pérolas do mar, o mais raro diamante,
Engastados por vós, ofuscar poderiam
Este belo diadema etéreo e cintilante;

Pois que ela apenas será feita de luz pura,
Arrancada à matriz dos raios primitivos,
De que os olhos mortais, radiantes de ventura,
Nada mais são que espelhos turvos e cativos!".



Não há dúvidas para uma mãe, engendrado foi um monstro que poetiza e decanta as sombrias glórias do mundo de modo a realizar um roteiro fecundo de pústulas que se transformam em versos e em multiplicidades de verbos a serem poetizados, conjugados nas miseráveis roupagens da realidade. A expressão realizadora do Poeta significa a sua ferrenha luta para firmar-se e afirmar-se como um guerreiro de sua poética senda, ante a fúria de sua mãe, uma mãe tão possante e imponente e antiga que se chama sua mãe mais imortalmente atada, atada ao cordão umbilical de sua vital forma. As pústulas e as demais feridas d'alma e existenciais assumem uma crescente forma, a gravidez inspiradora de poemas incendeia a mão que escreve de maneira contagiada pela formidável força que impulsiona a poética aurora, aurora sagrada carregada pela frondosa Dor, ah, a Deusa Dor, a Grande Dor, A Eterna Dor, A Mãe Dor De Todos Os Verdadeirod Poetas! O Poético Espírito surge a cada poema com mais duradoura fome, a fome de ascender, a fome de contato maior com Algo Maior, de " comunhão secreta dos Tronos, das Virtudes, das Dominações", uma alta fome, uma alta fonte, A Fome, A Fonte, Do Alto! A Criação toda o Poeta concentra nas mãos para poder Ascender! Esquecida a mãe que o rejeita, A Mãe Mundo! Aceita A Vidão Da Mãe Que Ele Ama E Que Também Lhe Ama, A Alta Mãe! Mas, tudo corre, tudo sempre vai correr, eternamente, pelas Estradas Da Deusa Dor, A Primeira Das Mães De Todos Os Humanos Seres, poetas ou não! E, mais do que todos os não-poetas, os poetas Sabem que a dádiva infinitiva e definitiva de toda lágrima situa-se na Alta Roda Das Altas Esferas!

6 de dezembro de 2009

A Harmonia - Álvares de Azevedo

Meu Deus! se às vezes, na passada vida,
Eu tive sensações que emudeciam
Essa descrença que me dói na vida
E, como orvalho que a manhã vapora,
Em seus raios de luz a Deus me erguiam
Foi quando às vezes a modinha doce
Ao sol de minha terra me embalava
E quando as árias de Bellini pálido
Em lábios de Italiana estremeciam!

Ó santa Malibran! fora tão doce
Pelas noites suaves do silêncio
Nas lágrimas de amor, nos teus suspiros,
Na agonia de um beijo, ouvir gemendo
Entre meus sonhos tua voz divina!

Ó Paganini! quando moribundo
Inda a rabeca ao peito comprimias,
Se o hálito de Deus, essa alma d’anjo
Que das fibras do peito cavernoso
Arquejava nas cordas entornando
Murmúrios d’esperança e de ventura,
Se a alma de teu viver roçou passando
Nalgum lábio sedento de poesia,
Numa alma de mulher adormecida,
Se algum seio tremeu ao concebê-lo...
Esse alento de vida e de futuro
— Foi o teu seio, Malibran divina!

Ah! se nunca te ouvi, se teus suspiros,
Desdêmona sentida e moribunda,
Nunca pude beber no teu exílio...
Nos sonhos virginais senti ao menos
Tua pálida sombra vaporosa
Nesta fronte que a febre encandecera
Depor um beijo, suspirar passando!

Meu Deus! e, outrora, se um momento a vida
De poesia orvalhou meus pobres sonhos,
Foi nuns suspiros de mulher saudosa,
Foi abatida, a forma desmaiada,
Uma pobre infeliz que descorando
Fazia os prantos meus correr-me aos olhos!

Pobre! pobre mulher! esses mancebos
Que choravam por ti... quando gemias,
Quando sentias a tua alma ardente
No canto esvaecer, pálida e bela,
E teu lábio afogar entre harmonias
— Almas que de tua alma se nutriam!
Que davam-te seus sonhos, e amorosas
Desfolhavam-te aos pés a flor da vida...
Ai quantas não sentiste palpitantes,
Nem ousando beijar teu véu d’esposa,
Nas longas noites nem sonhar contigo!

E hoje riem de ti! da criatura
Que insana profanou as asas brancas!...
Que num riso sem dó, uma por uma,
Na torrente fatal soltava rindo,
E as sentia boiando solitárias...
As flores da coroa, como Ofélia!...
Que iludida do amor vendeu a glória
E deu seu colo nu a beijo impuro...
Eles riem de ti!... mas eu, coitada,
Pranteio teu viver e te perdôo.

Fada branca de amor, que sina escura
Manchou no teu regaço as roupas santas?
Por que deixavas encostada ao seio
A cabeça febril do libertino?
Por que descias das regiões doiradas
E lançavas ao mar a rota lira
Para vibrar tua alma em lábios dele?
Por que foste gemer na orgia ardente
A santa inspiração de teus poetas...
Perder teu coração em vis amores?
Anjo branco de Deus, que sina escura
Manchou no teu regaço as roupas santas?

Pálida Italiana! hoje esquecida.
O escárnio do plebeu murchou teus louros!
Tua voz se cansou nos ditirambos...
E tu não voltas com as mãos na lira
Vibrar nos corações as cordas virgens
E ao gênio adormecido em nossas almas
Na fronte desfolhar tuas coroas!...








Três Deuses Da Música Clássica, três Grandes Gênios Da Humanidade, no século dezenove, apresentam-se na divinal vestimenta musicalmente rica que Álvares de Azevedo nos oferece no poema acima. Mas, a lira toca mais alto para a belíssima Deusa Malibran, a soprano, atriz e compositora franco-espanhola (não italiana, como dito acima no poema; seria uma licença poética de Álvares de Azevedo torná-la italiana?) encantada, encantante, encantadora e emoldurada, emoldurante, moldadora dos amores dos outros dois Deuses e dos demais que pela Itália, embevecidos e envolvidos pelo seu sensual modo de no palco expressar-se, tal qual o poeta nos faz chegar a concluir devido ao calor contido na definição de Malibran em versos de alta carga de carnais voltagens. Expressado no poema a aura de ascensão e queda de Malibran, como vós podereis saber ao lerdes a biografia; ascensão em beleza, vigor e sucesso como soprano, que o poeta mais faz valer nos versos. Como uma musa do lirismo do mundo antigo, lirismo ao qual nosso querido poeta aqui admirado e comentado, Malibran toma o formato, através da pena dele, de uma intensiva força primordial da Natureza, uma dessas mulheres altíssimas que apenas uma vez a cada geração tomam conta do ar, do mar e da terra dos que estão conectados ao Poetizar e ao Sonhar. Malibran, conhecida, esquecida, mas pela pena do poeta reerguida da tumba para a Imortalidade, elevada aos poéticos elevados horizontes da Deusa Poesia para ser relembrada no futuro como uma grande musa inspirada, indspirante e inspiradora de uma poesia fazedora de Eternas Musas como ela. Musas que, mesmo diante do escárnio do populacho, das pessoas inferiormente aculturadas, ignorantes de todas as épocas, sobrevive na memória dos admiradores de sua construtiva trajetória material, já que Malibran foi uma das figuras de vulto no início do século dezenove ligada à Cultura, uma celebridade da época romântica italiana, tendo percorrido, com sucesso, diversas cidades do mundo apresentando a sua beleza, a sua magia e a sua arte, um todo completo versátil que poetas compreendem como o das Grandes Musas de todas as Eras e todas as Idades amparadas por uma brilhante genialidade.

28 de março de 2009

Para Brandon Lee - Dezesseis Anos De Sua Desencarnação (1993-2009) - Parte III

O Grande Vôo De Lá






Nas Terras Do

Eterno Inverno,

o mais gélido sopro

advém lá

das batidas das asas

do Grande Corvo.


Eu,

que não sorrio mais,

que não sei sorrir mais,

invejo o vôo

do Grande Corvo

pelos firmamentos de lá.


Eu,

tão filho do triste vento

das noturnas pradarias,

teço um leve sorriso

ao ver Brandon

com o Grande Corvo voar.


Sim,

noturnos filhos,

diurnos filhos,

da Unidade,

Brandon eu vi

com o Grande Corvo

voar.


Sim,

Brandon eu vi,

nas asas

do Grande Corvo

na noite mais fria

das Terras De Lá.


Sim,

eu vi,

vi Brandon voar

nas asas do

Grande Corvo,

vi sem deixar de chorar!


Lágrimas voaram,

lágrimas minhas voaram,

as criaturas de Lá

soaram também tristes,

mas Brandon acenou,

chorar não!


Lançamos nosso olhar

para ver-lhe e ao

Grande Corvo

em grandes vôos

pelos firmamentos

de Lá!


Lancei junto meu olhar,

enquanto enxugava

minhas lágrimas

neste meu rosto

que ainda procura

pelo seu lar!


Chorava ainda,

o Grande Corvo

se aproximou,

Brandon se aproximou,

me convidando para

junto com eles voar!


Não pude negar,

não parei de chorar,

segurei nas asas

do Grande Corvo,

segurei nas mãos

de Brandon a voar!


Voamos pelos firmamentos

de Lá,

voamos juntos com todas

as criaturas de Lá,

felicidade havia,

eu não parava de chorar!


Voei com o Grande Corvo,

voei com Brandon Lee,

amigos antigos

deste filho perdido

de Lá,

Lá onde eles estão a voar!


Voai

Voai

Voai

Voai

Voai

Grande Corvo!


Voai

Voai

Voai

Voai

Brandon Lee!


Convosco ainda

estou a voar

por Lá,

ah,

como estou ainda

convosco

a voar por Lá!


E como ainda choro,

Irmãos,

por querer convosco

voar voar voar

voar voar voar

voar voar voar mais alto!


Voar mais alto,

Grande Corvo!


Voar mais alto,

Brandon Lee!


Voar mais alto,

Irmãos De Eternas

Noturnas Asas

Das Altas Terras

Além Daqui

E De Lá!


Inominável Ser

PARA BRANDON LEE

NOS DEZESSEIS ANOS

DE SUA

DESENCARNAÇÃO

AQUI NA TERRA







23 de Março de 2009

Data da desencarnação de Brandon Lee

in: TRIBUTO A BRANDON LEE - 1965-1993 - Projeto C.O.V.A. - Forumeiros

Para Brandon Lee - Dezesseis Anos De Sua Desencarnação (1993-2009) - Parte II




As Eternas Asas De Um Dragão
Nos Vôos Do Corvo


Horizontes Negros,
Dragões Poderosos,
Dragões Altos,
Dragões Furiosos,
Um Dragão Guiando
Uma Multidão De Coroados
Corvos Em Chamas.

Adiante De Todos,
O Grande Pássaro,
O Grande Corvo,
Pai Das Noites Imortais,
Pai Das Altas Lendas,
Pai Das Altas Lembranças.

Lembranças São As Que Tenho
De Um Jovem Dragão
Que Voou Além Do Seu
Horizonte Original
E Se Eternizou
Nas Fontes Do
Grande Umbral.

Lembranças São As Que Tenho
De Um Jovem Dragão,
Nascido Da Fúria Respirante
Dos Subterrâneos Terrestres
E Erguido Aos Altos Horizontes
De Templos De Vôos
Todos Cintilantes.

Ao Corvo,
Uma Mensagem Eternamente
Fica Gravada,
A Mensagem De Que
O Jovem Dragão
Esquecido Jamais Será
Por Obra Da Alta Atmosfera.

Da Escuridão Eterna Advém
Uma Ponte De Luzes
Trazida Pelo Corvo
E O Jovem Dragão
Nela Viaja
Tecendo Seu Caminho
Aos Sons De Celestes Guitarras.

Da Luz Eterna Advém
Mais Pontes De Luzes
E É A Ascensão
Dos Vôos Do Jovem Dragão
Ao Seu Encontro Definitivo
Com O Grande Semblante
Da Eternidade.

Eternidade,
Dragão-Corvo,
Fogo Para A
Verdadeira Vida,
Fogo Para A
Verdadeira Morte,
Fogo Fogo Fogo Fogo!

Eternidade,
Corvo-Dragão,
Fogo Eterno
De Sonhos Brancos,
Fogo Eterno
De Sonhos Negros,
Fogo Fogo Fogo Fogo!

Eternidade,
Dragão-Corvo,
Corvo-Dragão,
Fogo Eterno
Do Infinito,
Fogo Eterno
Da Existencialidade,
Fogo Fogo Fogo Fogo!

A Imortalidade Beija-Te,
A Imortalidade Abraça-Te,
A Imortalidade És Tua Mãe,
Nada Chora Aqui,
Nada Há De Chorar Aqui,
Para Os Tempos Futuros
Tu Serás Sempre Vivo!

Imortal,
Jovem Dragão,
Eterno Dragão,
Grande Dragão,
Voes Fátuo,
Voes Fátuo,
Voes Fátuo!

Imortal,
Jovem Corvo,
Eterno Corvo,
Grande Corvo,
Voes Acima Das Mortes,
Voes Acima Das Mortes,
Voes Acima Das Mortes!

Seguindo O Fogo
Da Imortalidade,
Seguindo O Fogo
Da Imortalidade,
Seguindo O Fogo
Da Imortalidade,
Seguindo Seguindo Seguindo Seguindo!

Inominável Ser
PARA
BRANDON LEE







8 de fevereiro de 2009

Álvares de Azevedo - In: 23 de Julho de 2008



BIOGRAFIA


"Foi poeta - sonhou - e amou na vida."

Álvares de Azevedo


LÉLIA

Passou talvez ao alvejar da lua,
Como incerta visão na praia fria...
Mas o vento do mar não escutou-lhe
Uma voz a seu Deus!...ela não cria!

Uma noite, aos murmúrios do piano
Pálida misturou um canto aéreo...
Parecia de amor tremer-lhe a vida
Revelando nos lábios um mistério!

Porém, quando expirou a voz nos lábios,
Ergueu sem pranto a fronte descorada,
Pousou a fria mão no seio imóvel,
Sentou-se no divã... sempre gelada!

Passou talvez do cemitério à sombra
Mas nunca numa cruz deixou seu ramo,
Ninguém se lembra de lhe ter ouvido
Numa febre de amor dizer: “eu amo!”

Não chora por ninguém... e quando, à noite,
Lhe beija o sono as pálpebras sombrias
Não procura seu anjo à cabeceira
E não tem orações, mas ironias!

Nunca na terra uma alma de poeta,
Chorosa, palpitante e gemebunda
Achou nessa mulher um hino d’alma
E uma flor para a fronte moribunda.

Lira sem cordas não vibrou d’enlevo,
As notas puras da paixão ignora,
Não teve nunca n’alma adormecida
O fogo que inebria e que devora!

Descrê. Derrama fel em cada riso,
Alma estéril não sonha uma utopia...
Anjo maldito salpicou veneno
Nos lábios que tressuam de ironia.

É formosa contudo. Há dessa imagem
No silêncio da estátua alabastrina
Como um anjo perdido que ressumbra
Nos olhos negros da mulher divina.

Há nesse ardente olhar que gela e vibra,
Na voz que faz tremer e que apaixona
O gênio de Satã que transverbera,
E o langor pensativo da Madona!

É formosa, meu Deus! Desde que a vi
Na minh’alma suspira a sombra dela...
E sinto que podia nesta vida
Num seu lânguido olhar morrer por ela.




Manuel Antônio Álvares de Azevedo nasceu a 12 de setembro de 1831, na capital paulista. Em 1848, matricula-se na Faculdade De Direito e inicia um período de intensa produção poética, ao mesmo tempo em que se manufestam os primeiros sintomas de tuberculose. A partir de 1835 tem verdadeira fixação pela idéia da própria morte, deixando-a clara em várias cartas à mãe, à irmã e amigos. Morre a 25 de abril de 1852.

Álvares de Azevedo foi responsável pelos contornos definitivos do "mal do século" em nossa literatura, produzindo uma obra influenciada por Lord Byron, de quem foi leitor assíduo e tradutor, e por Musset, de quem herdou as características do spleen - o sarcasmo, a ironia e a autodestruição. Suas poesias falam de amor de morte, de um amor sempre idealizado, irreal, povoado de donzelas ingênuas, virgens sonhadas, filhas do céu, mulheres misteriosas (seria melhor dizer vultos), que habitam seus sonhos adolescentes mas nunca se materializam. Daí a frustação, o sofrimento, a dor só acalmada pela lembrança da mãe e da irmã.

A morte foi presença constante: a morte prematura de seu irmão; a morte de seus colegas de faculdade; a "dor no peito" que cedo o levaria. E é essa presença da morte, numa contradição compreensível, que mais lhe atiça a vontade de viver. Entretanto, cumpre salientar que Álvares de Azevedo também assume a conotação de fuga, como fruto de uma sensação de impotência diante do mundo conturbado.

Noite Na Taverna, livro de contos fantásticos, constitui um dos mais significativos exemplos da literatura "mal do século". É um livro em prosa, onde seis estudantes, bêbados, narram suas aventuras mais estranhas: são histórias marcadas por sexo, bacanais, incestos, assassinatos, traições, mistérios e morte.

O poeta faz uma "tentativa para o teatro" com um drama intitulado Macário, obra confusa, como afirma o próprio autor: "esse drama é apenas uma inspiração confusa, rápida, que realizei à pressa, como um pintor febril e trêmulo". O texto nos apresenta um jovem chamado Macário, estudante de Direito, poeta, que vive uma dualidade: ora irônico e macabro, ora meigo e sentimental - ou seja, o próprio Álvares, anjo e demônio.

in: Literatura Brasileira - Das Origens Aos Nossos Dias
José de Nicola
pags. 83/84


OBRAS:

POESIA: Lira Dos Vinte Anos.

CONTO: Noite Na Taverna.

TEATRO: Macário.


Um tópico em Literatura, para a apreciação da prosa deste grandioso e talentosíssimo autor brasileiro, que em tudo me influencia em minha própria forma de poetizar, como o Lord Byron, citado na biografia resumida acima, será aberto. Iniciaremos uma aprofundadora viagem, aqui, pelos poemas dele presentes em Lira Dos Vinte Anos. A Álvares de Azevedo, então, pedimos permissão para a leitura e apreciação dos mesmos.

Toquem as vossas liras, Coveiros e visitantes!


Publicado em: Álvares de Azevedo - Projeto C.O.V.A.

Castro Alves - In: 24 de setembro de 2007



"Vuela, vuela el cóndor
la inmensidad, sombra de la altipampa.
Sueño de la raza americana,
sangre de la raza indiana."

Daniel A. Robles, "El
cóndor pasa"

"A praça Castro Alves é do povo
como o céu é do avião."

Caetano Veloso


Antônio Frederico de Castro Alves nasceu a 14 de março de 1847, no município de Curralinho, Bahia. Após os primeiros estudos na Bahia, segue para Recife junto com o irmão José Antônio, onde vive experiências que marcariam sua vida: os primeiros sintomas de doença pulmonar; o início de seu romance com a atriz portuguesa Eugênia Câmara; o desequilíbrio mental do irmão.

Em 1864, o poeta inicia seu curso jurídico e ocorre o suicídio de José Antônio. Em 1867 abandona definitivamente Recife; na Bahia, a apresentação do drama Gonzaga ou A Revolução de Minas traz a consagração popular do poeta e de Eugênia.

Um ano depois chega a São Paulo, acompanhado de Eugênia Câmara e do colega Rui Barbosa; requer matrícula no 3º ano da faculdade de Direito do Largo de São Francisco. A 7 de setembro, na sessão magna comemorativa da Independência, declama pela primeira vez o poema "Navio Negreiro". Ao final do ano, fere acidentalmente o pé com uma arma de fogo que carregava a tiracolo durante uma caçada.

Em 1869 amputa o pé em conseqüência do ferimento e se retira para a Bahia; lá sobrevém o agravamento da doença pulmonar. No dia 6 de julho de 1871, às 3h30min da tarde, falece o poeta, junto a uma janela banhada de sol, como era seu último desejo.

Enquanto os poetas da primeira geração romântica se ocupavam de conflitos íntimos, frutos de uma visão egocêntrica e de um universo limitado ao eu, Castro Alves, poeta da última geração, educado pela literatura de Victor Hugo, tem horizontes mais amplos, interessando-se não apenas pelo eu (como bom romântico, Castro Alves cultivou o egocentrismo), mas também pela realidade que o rodeava, num processo de universalização, cantou o amor, a mulher, a morte, o sonho, cantou a República, o abolicionismo, a igualdade, as lutas de classe, os oprimidos. Teve muitos amores, amou e foi amado por várias mulheres, mas, como bem lembra Jorge Amado no seu ABC de Castro Alves, a maior de todas as suas noivas foi a Liberdade.

Se o poeta já respirava os primeiros ares da nova escola literária que negaria o Romantismo, apresentando em sua temática tendências realistas, é perfeitamente romântico na forma, entregando-se a alguns exageros nas metáforas, comparações grandiosas, antíteses e hipérboles, típicos do condoreirismo.

A poesia lírico-amorosa de Castro Alves evolui de um campo de idealização para uma concretização das virgens sonhadas pelos românticos; agora temos uma mulher de carne e osso, sensual, individualizada em Eugênia Câmara. Esta paixão torna-o às vezes irreverente:

"amar-te é melhor que ser Deus"

e, às vezes, desesperadamente eufórico, arrebatado pela realidade material:

"Mulher! Mulher! Aqui tudo é volúpia."

Entretanto, convivendo com esse sensualismo adulto, encontramos o adolescente meigo, terno, de metáforas líricas:

"Tua boca era um pássaro escarlate."

Às vezes é afável prisioneiro de imagens eróticas:

"Boa noite, Maria! Eu vou-me embora.
A lua nas janelas bate em cheio.
Boa noite, Maria! É tarde... é tarde...
Não me apertes assim contra teu seio.

Boa noite!... E tu dizes - Boa noite.
Mas não digas assim por entre beijos...
Mas não mo digas descobrindo o peito,
- Mar de amor onde vagam meus desejos.

(...)

Mulher do meu amor! Quando aos meus beijos
Treme tua alma, como a lira ao vento,
Das teclas de teu seio que harmonias,
Que escalas de suspiros, bebo atento!"

Por outro lado, o tempo de Castro Alves assistiu a grandes transformações sociais: no plano internacional, a Questão Coimbra em Portugal, o Positivismo de Comte, o Socialismo Científico de Marx e Engels, o Evolucionismo de Darwin e as primeiras lutas operárias; no plano interno, a decadência da Monarquia, a luta abolicionista, a Guerra do Paraguai e o pensamento republicano.

Este é o momento histórico que viria a refletir-se e explodir nas manifestações dos jovens acadêmicos de Direito, no Recife e em São Paulo:

"A praça! A praça é do povo
Como o céu é do condor."

É esta liberdade, o condor voando nos picos andinos, o povo na praça, que vai marcar a poesia social de Castro Alves, denunciadora das grandes desigualdades:

"Quebre-se o cetro do papa,
Faça-se dele uma cruz!
A púrpura sirva ao povo
p'ra cobrir os ombros nus."

Todavia, Castro Alves tornou-se célebre por sua obra sobre a escravidão. Na realidade, o pota buscava um grande ideal democrático, a solução de todos os problemas vividos pelo país: a República. Portanto, importante era a derrubada da Monarquia e de suas instituições, como, por exemplo, o trabalho escravo; a luta abolicionista do poeta, sob esse prisma, faz parte de um contexto mais amplo. Mas foi justamente nos versos acerca dos escravos que o poeta alcançou maior sucesso, pois aí encontram-se admiravelmente fundidas a efusão lírica e a eloqüência condoreira, como bem atestam os poemas "Vozes d'África", "Canção do africano", "Saudação a Palmares", "Tragédia no lar" (de grande carga dramática e emotiva) e "Navio negreiro".

in: Literatura Brasileira - Das Origens Aos Nossos Dias
José de Nicola - pags. 85-88


Publicado em: Castro Alves - Projeto C.O.V.A.

TRIBUTO AOS 200 ANOS DO NASCIMENTO DE EDGAR ALLAN POE - 1809-2009 - In: 19 de janeiro de 2009




Inomináveis Saudações a todos!

Quase que esta data passa em branco, despercebida, neste dia de hoje, o que seria um grande crime de minha parte. Mas, como ainda está em tempo, deixo aqui uma homenagem a Edgar Allan Poe, nascido aos 19 de janeiro de 1809, data que no dia de hoje alcança 200 anos. 200 anos de Annabel Lee. 200 ano de O Corvo. 200 anos de O Gato Preto. 200 anos da Poesia e da Literatura de Poe, pois um Verdadeiro Criador já tem em si todas as sementes da obra que desenvolverá.

Minha homenagem...


E Voa O Corvo Pelos Horizontes Das Trevas

Vem uma ventania poderosa
Dos Recantos Sombrios Da Terra
E uma Alta Música Mórbida
Enaltece Os Pais Das Trevas

O Violino Do Diabo
É tocado pela
Diaba Desconhecida
Em tom macabro

O meu amigo Diabo
Escreve um poema
Acima do cadáver
De um padre tarado

Eu ouço tudo
E sigo a Sinfonia Das Trevas
E avisto na névoa
Um amigo de antigas Eras

Ele caminha de negro
Com O Grande Corvo pousado
Em seu ombro esquerdo
E traz mais Trevas

Ele caminha seguido
Pelos esqueletos andantes
Dos Cemitérios Sagrados
Das Eras Perdidas

Ele caminha até mim
Com os seus olhos
De negro abismal
Que me devoram

Ele caminha até mim
Espalhando pelo ar
O odor das Coisas
Que Vagam Nas Trevas

Ele caminha até mim
E eu o conheço
Ele é Edgar Allan Poe
Que senta-se em minha cova

Poe declama
A Tenebrosa Poesia
Das Trevas Mortas
Da Desgraça

Poe declama
A Gloriosa Poesia
Das Trevas Vivas
Da Miséria

Poe declama
A Eterna Poesia
Das Trevas Que Nascerão
Da Maldição

Poe declama
Eu declamo junto
A Infinita Poesia
Do Vale Dos Poetas Perdidos

Amigos poetas
Amigos perdidos
Entoamos nesta Cova
A Rica Poesia Do Abismo

E O Grande Corvo
Com Seu Canto
Chama Alegre
Ao Povo Do Abismo


E VOA O CORVO PELOS HORIZONTES DAS TREVAS

E VOA O CORVO PELOS HORIZONTES DAS TREVAS

E VOA O CORVO PELOS HORIZONTES DAS TREVAS

E VOA O CORVO PELOS HORIZONTES DAS TREVAS

E VOA O CORVO PELOS HORIZONTES DAS TREVAS

E VOA O CORVO PELOS HORIZONTES DAS TREVAS

E VOA O CORVO PELOS HORIZONTES DAS TREVAS

E VOA O CORVO PELOS HORIZONTES DAS TREVAS

E VOA O CORVO PELOS HORIZONTES DAS TREVAS


Inominável Ser
PARA SEU
ETERNO AMIGO
EDGAR ALLAN POE





Voem com O Grande Corvo e deixem aqui as vossas homenagens!



7 de fevereiro de 2009

ABRINDO A TAMPA DESTA COVA!!! - O Abismo Da Cova





As Ondas Do Abismo
Tecem Um Elevado
Oceano De Sombras
Pelas Trevas
Da Cova Que Aqui
Se Encontra

Cantam Bardos
Os Sonhos Antigos
E As Sereias Das Trevas
Mostram Seus Sorrisos
Que São Ciladas
E Abrigos

Cantam Músicos
De Idades Tenebrosas
Guiados Pelo Odor
Das Coisas Que Foram
Graças Perdidas
E Graças Encontradas

Cantam Vestes
De Eras Terríveis
Nas Quais O Homem
Foi Besta
Foi Escravo
É Besta E É Escravo

Nesta Era
Do Escravo Homem
Nesta Era
Da Besta Homem
O Abismo Revela-Se Sábio
Em Todas As Covas

Nesta Era
Do Escravo Homem
Nesta Era
Da Besta Homem
O Abismo Nesta Cova
Encontra-Se Gratificado

As Verdades Da Queda
Aqui Estão
Para Os Olhos
Que Um Dia Elevados
Estiveram Nos Palácios
Da Alta Mão

Nesta Cova
O Abismo É Belo
O Abismo É Sublime
O Abismo É Vencedor
Revelando As Verdades
Das Sombras E Das Trevas

Ao Abismo Aqui
Se Erguem Ossos
E Se Erguem Vozes
Sempre Corretas
De Seguirem
A Senda Mais Correta

Aqui Há Apenas
Os De Olhos Abertos
E Os Que Estão Abrindo
Os Seus Olhos
Para O Grande Jogo
Da Grande Guerra


ABISMO QUERIDO
ABISMO AMADO
ABISMO DESEJADO
ABISMO DOURADO
QUE PROTEJAS ESTA COVA
COM AS VOSSAS POPULAÇÕES
COM O VOSSO POVO
DE SÁBIOS
DE GUERREIROS
DE DEUSES
DE DEMÔNIOS
QUE MOSTREM A ESTE MUNDO
DE VERMES HUMANOS
AS VERDADES DA
VERDADEIRA NATUREZA
DE TODAS AS COISAS
QUE HOJE ESTÃO
CORROMPIDAS
PELO ANTI-NATURAL
EM TODAS AS COISAS
O ANTI-NATURAL
QUE ESTA COVA
COMBATE
EM FAVOR DA BELEZA
DA VERDADEIRA HUMANIDADE
QUE DEVE ACEITAR
AS SOMBRAS E AS TREVAS
COMO MAIS UMA
DAS SUAS
EXISTENCIAIS VERDADES!!!


Inominável Ser
DO ABISMO
DA COVA

21 DE JANEIRO DE 2009

 
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